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[Dédicace] Marie-Isabelle Tasset

Samedi 12 mai 2018
De : 10:00
A: 18:00
Club Liège Cathédrale
Rue de la Cathédrale 79-83
4000 Liège

Jeune héroïne de papier en quête de lecteurs...

En ce 4 août 1914, Violette vient d’avoir vingt ans. La fête n’a pas encore commencé que déjà le clairon au loin remplace les vivats, et que le bruit des bottes marque le pas d’une danse macabre. Tandis que les forts s’arment, Liège s’organise. L’heure est à la résistance : l’ennemi allemand est aux portes du pays ! Refusant l’archétype de la jeune bourgeoise docile, que la société bien-pensante de son temps voudrait lui imposer, cette jeune femme généreuse est bien déterminée à prendre son destin en main. Au cœur d’un monde en guerre, elle part à la recherche de sa véritable identité, expérimentant, à travers les rencontres d’exception qui jalonnent son périple, les prémices des bouleversements que la révolution psychanalytique va engendrer au cours du siècle naissant ainsi que, bien avant l’heure, la puissance des principes de la pensée positive.

Et le roman fut...

L’idée originelle a surgi à la lecture d’un commentaire laissé sur mon site Internet par une amie à propos de ma première publication, Les petits galets, dans laquelle une jeune avocate se voit confrontée à des événements douloureux de son passé : « Cela me laisse rêver à un long roman autour d'un personnage central féminin dynamique et volontaire ». Sont venues s’y greffer les anecdotes de ma grand-mère paternelle, racontant sa vie et celle de ses parents en temps de guerre ainsi que les différentes manifestations commémorant le centenaire du début du conflit 14-18 à Liège.
Passionnée par l’esprit humain et ses mécanismes psychologiques, j’ai vu dans l’écriture de ce roman l’occasion de confronter raison et passion à travers le personnage d’une jeune fille aux prises avec la logique de son temps, qui considère la femme comme une écervelée et l’oblige à se cantonner à la gestion du domicile et à l’éducation des enfants. L’idée de base étant : comment avancer dans un monde soumis au diktat des bonnes mœurs quand les émotions ont fait sauter les barrières de la raison et que l’inconscient se révèle plus puissant que le discernement ? Ajoutons à cela une réflexion sur l’influence que la pensée positive peut avoir sur notre relation à nous-même et aux autres (avec pour références, La joie de Charles Pépin, La puissance de la joie de Frédéric Lenoir, ainsi que les récits de Laurent Gounelle).
​L’histoire est également l’un de mes domaines de prédilection. J’aime ancrer mes récits dans une époque particulière, en me basant sur des faits réels tout en les soumettant à la volonté romanesque. Ici, il s’agit de la Première Guerre mondiale, le précédent faisait référence à la Seconde. L’évocation de l’Antiquité n’est pas non plus sans rappeler ma propre passion pour cette période, et l’atmosphère orientaliste fait écho à mon intérêt pour cette tendance chère aux artistes du dix-neuvième siècle.